En Mayenne, le groupe Téréva s’appuie sur une nouvelle plateforme logistique. La parcelle de 91 000 m2 jouxte le péage de l’Autoroute 81 (axe Rennes – Paris) à Louverné, au nord de Laval. doté de 61 quais de chargement, le nouveau bâtiment couvre environ 38 000 m2, dont 36 000 m2 destinés au stockage. De quoi permettre au distributeur d’inonder le Grand Ouest en pièces et équipements pour sanitaire, plomberie, électricité, génie climatique et énergies renouvelables.
Premiers chantiers livrés le 19 janvier
Les premières livraisons partiront du site le 19 janvier 2026. "Nous livrons les chantiers à J + 1 après la commande. Le profil type de nos clients, ce sont les artisans avec une petite équipe. Mais nous travaillons avec tous les types d’entreprises, des autoentrepreneurs aux grands groupes de construction comme Bouygues ou Vinci", présente Didier Flavenot, président de Téréva.
Volonté de développer l’Ouest
Le groupe s’appuie désormais sur 40 agences en Pays de la Loire, Bretagne, Normandie et dans le Centre, sur 200 sites en France. "Nous avons pour projet d’en ouvrir d’autres. Nous ne sommes par exemple pas suffisamment présents en Bretagne", indique le dirigeant, sans préciser les villes ciblées.
Plus de 25 millions investis, 150 emplois créés
Téréva s’est implanté dans l’Ouest au départ à coups de rachats de fournisseurs et revendeurs pour professionnels. Avec une croissance organique soutenue ces dernières années, les entrepôts historiques de sociétés reprises, ne correspondaient plus aux besoins et aux flux de l’entreprise.
Pour passer le cap, Téréva a investi 25 millions dans un nouveau pôle logistique en Mayenne. Le groupe va y créer une centaine d’emplois, après une montée en puissance progressive de l’activité, entre janvier et juillet. À terme, 150 emplois sont prévus.
Le patron du Medef à la barre
Au total, Téréva, groupe de distribution B o B, emploie 2 155 collaborateurs, dont environ 300 au siège à Bourg-en-Bresse (Ain). Téréva y partage les locaux avec la maison mère, le groupe Martin Belaysoud. À sa tête, Patrick Martin, par ailleurs président du Medef.
Représentant la 7e génération à la barre depuis 1829, le dirigeant garantit "une vision à long terme" qui permet des investissements forts en dépit des conjonctures. "Notre ADN c’est de prendre des risques, et d’innover sans cesse !"
Un développement soutenu
Depuis qu'il a intégré l'ETI en 1987, "le chiffre d’affaires du groupe a été multiplié par plus de vingt", précise le président et actionnaire majoritaire du groupe Martin Belaysoud (1,04 Md € de CA, 3 000 salariés).
Téréva, sa principale filiale, suit la même trajectoire. Atteignant 727 millions d’euros, son chiffre d’affaires a été multiplié par 2,8 depuis 2017, marquant l’arrivée à la direction générale de Didier Flavenot. Ces deux dernières années, le groupe a fait l’acquisition de sociétés, certaines spécialisées dans les énergies renouvelables (Ned…), et a ouvert vingt points de vente, avec une accélération dans l’Est.
Avec un secteur du bâtiment en berne, "les marchés de Téréva ont enregistré une baisse de 11 % sur l’exercice 2023-2024, et je pense aux alentours de 2 % ou 2,5 % en 2024-2025 (dans l’attente des comptes consolidés, NDLR). Au premier trimestre 2025, l’activité a encore subi une forte récession de l’ordre de 6 % par mois. Mais au deuxième trimestre, a retrouvé un volume comparable à l’année précédente à la même période. La tendance est revenue à une activité flat. En 2026, les marchés ne devraient plus régresser, mais ne pas faire mieux que de se stabiliser", prévoit Didier Flavenot.
Mais la nouvelle plateforme est un outil d'avenir. "Nous avons la chance d'avoir un président qui regarde à long terme, commente le dirigeant de Téréva. Le marché de la construction va forcément repartir. Peut-être pas cette année, peut-être pas l'an prochain. Mais le besoin de logements en France est trop important."